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Le Scot épinglé par l’Autorité environnementale

Manque de rigueur et de précision, échelle des cartes trop petite, caractère prescriptif insuffisant, analyse trop sommaire des sites et espèces à enjeu, loi Littoral insuffisamment traduite,… le SCoT 2 Provence Méditerranée en prend pour son grade.

L’avis de l’Autorité environnementale, publié en mars, exprime de nombreuses observations pourtant déjà entendues lors des ateliers de concertations de la révision du Schéma de cohérence territorial, et qui n’ont apparemment pas été prises en compte.

Au final, ces données incomplètes, peu précises, non actualisées, en décalage constant par rapport à la période de référence et aux prévisions initiales des deux Scot qu’elles sont censées illustrer, ne permettent pas de rendre compte valablement de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l’arrêt du Scot révisé (26 octobre 2018).”

Le document, qui compte 18 pages, présente une synthèse en introduction, (intéressante pour ceux qui, pressés ou découragés, ne dépasseraient pas la page 4 !).


SYNTHÈSE DE L’AVIS

” Le territoire Provence Méditerranée est caractérisé par un fort contraste géographique et fonctionnel entre la frange littorale fortement peuplée et urbanisée, notamment dans l’aire urbaine de Toulon, et l’arrière-pays montagneux où dominent les espaces naturels de grande qualité écologique et paysagère. L’évolution démographique et économique soutenue est source d’atteintes potentielles à une riche biodiversité à la fois terrestre et marine.

Le Scot Provence Méditerranée prévoit à l’horizon 2030 l’accueil d’environ 30.000 nouveaux habitants, la production d’environ 42.000 logements, et la création d’environ 12.000 emplois. Cet objectif (habitat et activités) nécessite une consommation d’espaces naturels et agricoles (hors enveloppe urbaine) estimée à environ 1.000 hectares sur 12 années.

L’évaluation des incidences présente un caractère succinct et général, insuffisamment spatialisé pour la quasi-totalité des enjeux environnementaux du Scot. La consommation d’espaces naturels et agricoles n’est pas suffisamment détaillée, tant pour l’évaluation de l’artificialisation passée que pour le calcul du potentiel de densification et de mutation des espaces bâtis, ou encore pour le besoin de foncier en extension de l’enveloppe urbaine.

L’absence d’identification et de localisation précise des secteurs du territoire notablement touchés par le Scot
ne permet pas d’évaluer de façon pertinente les effets du plan sur les enjeux essentiels que sont la préservation du paysage, des continuités écologiques et de la biodiversité, notamment au niveau des sites Natura 2000 du territoire.

L’évaluation environnementale du chapitre individualisé valant
schéma de mise en valeur de la mer (SMVM), censée apporter un focus sur l’espace littoral, souffre des mêmes insuffisances que celles signalées ci-dessus pour le reste du Scot. “

A noter que le chapitre individualisé du Scot valant schéma de mise en valeur de la mer (SMVM) est aussi appelé de façon plus simple le « volet littoral et maritime du Scot » (le VML pour les intimes !). Il fixe les orientations fondamentales de l’aménagement, de la protection et de la mise en valeur du littoral, en intégrant nouvellement une prise en compte des risques naturels physiques littoraux.

Le schéma de mise en valeur de la mer

L’AVIS de la Mission régionale de l’Autorité environnementale

Le Scot Provence Méditerranée et son volet littoral et maritime, arrêtés en Octobre 2018, devrait être bientôt en consultation publique.


Erosion des plages

L’érosion a des répercussions autres que la simple dégradation du paysage visible. Tout comme le pays et le reste du département, Bandol a une économie dépendante de l’attractivité touristique et résidentielle de son littoral. La Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte, élaborée en 2010, constitue une feuille de route qui incite les collectivités locales à prendre en compte l’érosion côtière dans les politiques publiques. Depuis, des programmes d’actions sont régulièrement mis en place pour traduire notamment l’engagement 74 du Grenelle de la mer :

74.d. « Prendre en compte systématiquement les risques naturels (tsunamis…), la hausse générale des mers et les autres effets du changement climatique dans les politiques d’aménagement du territoire et adapter les schémas de planification en conséquence, afin de réduire la vulnérabilité des populations et des territoires (…). »
74.f. « Développer une méthodologie et une stratégie nationale (collectivités et Etat) pour la gestion du trait de côte, pour le recul stratégique et la défense contre la mer. ».

Le littoral, force et faiblesse d’un territoire

Localement, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) est responsable de l’élaboration d’une stratégie de lutte contre l’érosion des plages.

Particulièrement impacté par le phénomène, et disposant de peu de recul avec une côte de plus en plus artificialisée, le Var doit faire face au risque de réduction, ou même de disparition, d’un capital touristique majeur, ses plages. Et non sans incidence puisque le Var est la première destination touristique de France, juste derrière Paris avec plus de 8 millions de touristes par an. Or, ainsi que le pose en préambule la DDTM dans sa présentation stratégique : “De nombreuses plages sont naturellement contraintes par des affleurements rocheux en arrière-plage. Par ailleurs, pour une grande majorité des plages du département, des aménagements empêchent toute adaptation naturelle de ces systèmes littoraux à la montée du niveau de la mer et à ce phénomène d’érosion”. S’adapter au phénomène d’érosion devient une nécessité pour les communes littorales, d’autant plus que ses effets seront accrus par le changement climatique.

Bandol, et ses plages adossées à la ville

Un défi, des solutions

Des solutions existent. Elles sont multiples. Certaines sont plus opportunes que d’autres. À chaque commune de trouver sa méthode la plus pertinente : digues et confortements “en dur”, ouvrages en géo-textiles immergés, récifs artificiels, relocalisation, … la plus répandue étant le ré-ensablement systématique (1), qui n’est pourtant pas sans impact sur le milieu naturel, finissant par étouffer les herbiers de posidonies, eux-mêmes rempart naturel contre l’érosion… Quelles sont les solutions les mieux adaptées, les plus efficaces sur le long terme ? Pour répondre à cette question, une concertation des parties concernées était organisée par la DDTM vendredi dernier, 18 janvier 2019, sur la thématique des côtes sableuses dans le Var, dans l’objectif d’aider les communes et de co-définir des modes de gestions “acceptables et adaptés”.

Si les plages sont la partie la plus sensible et la plus visible, elles ne sont pas les seules concernées. « Les collines et falaises qui bordent la mer cèdent du terrain lentement mais sûrement. Pour la première fois en Paca, un taux de recul de 1 cm par an a été observé à Carry-le-Rouet, dans les Bouches-du-Rhône. Ailleurs, on évalue l’érosion à plusieurs millimètres chaque année mais de façon inexorable. Quinze mille cicatrices d’éboulements ont été enregistrées ces derniers mois sur la côte », indique un scientifique. Ces falaises, souvent en calcaire et en argile, sont devenues fragiles et ne protègent plus les maisons situées trop près de l’eau.” pouvait-on lire dans cet article du Parisien daté de 2017, “Var : l’érosion de la côte s’accélère”.

La ville de Bandol concentre les 2 types de morphologie côtière. Elle est donc concernée à double titre, et fait le constat de cette accélération avec des plages en centre-ville et un rivage naturel qui se détériorent.

L’érosion : une problématique physique, un enjeu social, une solution politique

Comme tous les problèmes à résoudre, la solution est souvent sous-entendue dans l’énoncé. Si l’érosion est la résultante de phénomènes naturels contre lesquels on ne peut rien, elle est en revanche accélérée et impactante dans le cadre des implantations anthropiques. Souvent pointées dans des rapports ou documents d’urbanisme, la pollution et l’artificialisation des côtes sont régulièrement identifiées comme facteurs aggravants. Les scientifiques et les experts multiplient les études et affinent la connaissance. Malgré cela, certains paradigmes paraissent immuables. Très juteuses à court terme, les rentabilités foncières, résidentielles et touristiques semblent irrésistibles et la poule aux œufs d’or semble bien difficile à protéger… Alors avant que le cas de force majeure n’advienne, il est judicieux de réfléchir aux solutions d’adaptation à l’érosion mais surtout de les accepter. Cette stratégie locale devra, si elle veut porter ses fruits, passer par une éthique renouvelée de la gestion du territoire et une redéfinition sémantique : le bien public n’est pas la somme de biens privés ; le terme de “développement durable” doit être compris plus comme “évolution soutenable” que comme “croissance”, quelque soit sa couleur… Certaines solutions impliquent une renaturation et une nouvelle manière de penser l’aménagement urbain, mais cela nécessite aussi un changement collectif des mentalités.

(1) Pour l’année 2018, la Ville de Bandol a fait une demande à la DDTM pour un rechargement de 600m3 de sable, contre une moyenne de 300m3 les années précédentes.


Capelan – La falaise et le parking

Depuis sa création, notre association Bandol Littoral alerte la mairie de Bandol sur l’important risque d’érosion constaté depuis des années aux abords des petites falaises du Capelan.

Les arbres, trop près du bord, étaient régulièrement abattus  en raison du risque qu’ils présentaient d’entrainer un effondrement sous leur poids. Ces coupes ont dégradé le paysage emblématique des lieux sans apporter de solutions au phénomène, l’accélérant même en privant l’aplomb vertical de protection végétale.

Il était une fois une petite falaise…

2012

Interpellée lors d’un comité de quartier par le maire de l’époque [C.Palix], notre association se lance dans une réflexion sur le devenir du Capelan. L’actualité littorale est marquée par la sécurisation de la Presqu’île du Capelan, Espace Naturel Sensible propriété du département. Le profil abrupt est rabattu au mini bulldozer et les cavités sont comblées. Des arbres sont abattus, là encore. Le paysage a définitivement changé en quelques jours.

2014

Bandol Littoral élabore un plan de sécurisation doux comprenant une restauration du couvert végétal et une sensibilisation du public. Le principe est simple : il se base sur la stratégie nationale de gestion du trait de côte initiée en 2012 et préconise un recul du sentier sur cette propriété foncière municipale.

2016

Après quelques années d’échanges, le maire [alors, JP Joseph] convaincu par notre projet nous donne un accord de principe.

2017 

La mairie lance l’opération, d’abord avec le vote d’un budget au mois de Mars suivi d’une demande d’autorisation et de subvention à la DDTM en Juillet. Sur la base de notre dossier, l’accord est donné en Août par l’autorité territoriale. Une première phase de travaux concernant le recul Sud est réalisée en novembre 2017. Cela consiste simplement à reculer le grillage Sud de la clôture du parc du Capelan pour permettre au cheminement piéton extérieur de s’éloigner de la tête de falaise dangereuse.

Pendant ce temps-là, un autre projet municipal est né : un parking dans le parc municipal du Capelan ! D’abord présenté comme étant une «rumeur» , puis admis comme étant une simple «idée», pour finalement être présenté comme un projet “pour tous” par la mairie, le parking du Capelan va déclencher au mois de Septembre une pétition signée par 9000 personnes qui demandent son abandon et le respect de l’espace naturel.
Dès lors, la mairie coupe les relations avec notre association et refuse tout échange, enjoignant aux intermédiaires concernés de ne plus nous répondre.

Il n’y aura pas de campagne de sensibilisation ni auprès des scolaires, ni auprès du public. La suite des opérations appartient désormais strictement à la mairie qui ne souhaite plus de concertation. Bandol littoral poursuit néanmoins la démarche de sensibilisation -à sa mesure- sur le risque du site en particulier et d’érosion en général, avec des publications régulières et un visuel  « Moins près du bord, c’est plus sûr » pour informer a minima les usagers, nombreux à s’interroger sur les changements qui s’opèrent sans explications.

2018

Au printemps, la phase 2 concernant le recul du sentier à l’Ouest, à l’aplomb de la portion estimée la plus dangereuse, n’est toujours pas annoncée. On l’attend avant l’été… Au mois de Juin, les travaux du parking démarrent, et ce malgré une occupation des lieux par des habitants qui revendiquent le maintien de l’espace public de loisir, lesquels se feront déloger par une brigade de police.
Ce projet-là est réalisé.

Notre association met en garde la mairie sur la non compatibilité d’une telle réalisation en amont d’un site sensible dont une restauration écologique est projetée basée sur une reperméabilisation.

Nos appels de prudence n’ont pas suffi : en Août un accident grave fait une victime après une forte période pluvieuse. Depuis un an, nous ne sommes plus tenus informés des interventions prévues. En Novembre nous apprenons par un arrêté des “travaux de clôture et aménagement d’une rampe d’accès”  dans cet espace naturel. Est chargée de cette intervention la société Urbavar, spécialiste des travaux publics urbains et de voiries, régulièrement missionnée par la Ville de Bandol. Nos interrogations sur les modalités de cette phase 2 n’ont pas le temps d’aboutir. Le mur de pierre du Capelan s’effondre sous le poids de la pelleteuse. Le sentier littoral est aujourd’hui fermé depuis fin Novembre.

2019 ?

La DDTM n’était pas informée de l’effondrement ni de l’interruption du sentier littoral, ayant délégué par convention toute responsabilité de l’entretien à la municipalité. L’accès est officiellement interdit par arrêté municipal sous peine de verbalisation. 

Quant aux suites à attendre, notre dernière demande de rendez-vous en mairie est toujours “à l’étude” et les premiers mots du mail en réponse, “Madame, soyez rassurée, ces deux ouvrages* vont être traités. Leur sécurisation est actuellement effective.”  laissent sceptiques.

* la mention de “deux ouvrages” en question fait référence à un autre mur de soutènement effondré pendant l’été à Barry, juste avant celui du Capelan.

Un triste bilan mais un cap inchangé

Toute amertume décelable dans ces lignes n’est pas fortuite. À Bandol, comme ailleurs, le scénario est trop souvent répété par les politiques publiques d’un environnement négligé, ou même sacrifié derrière des discours engageants et vertueux.

L’objectif de notre association est de défendre le littoral et ses usagers. Après des années d’implication, les résultats ne sont pas là. Nous n’avons pas réussi à défendre les bonnes priorités face à la mairie qui reste focalisée sur des projets plus glorieux. Les associations proposent, les élus disposent.
L’année 2018 n’aura pas tenu les promesses qui se dessinaient fin 2016 et aura même concrétisé nos pire craintes : une victime, le sentier littoral fermé, le site du Capelan défiguré.

Ailleurs, le reste du littoral bandolais n’est pas moins à la peine : d’Est en Ouest, du port jusqu’aux Engraviers le sentier est jalonné de rubalises, de barrières et de panneaux de “Danger”, alors que de toute part le béton avance.

Loin de baisser les bras, notre association se prépare à une année chargée et accueillera toutes les bonnes volontés ! Aussi ténu soit-il, notre littoral naturel est essentiel. Les moyens ne manquent pas pour faire avancer cette évidence impérieuse qui comme l’eau saura trouver son chemin.

Pour tous, nous faisons le vœu d’un littoral en pleine santé, superbe et résilient.

 


Du nouveau pour les bateaux en fin de vie

Propriétaires d’un vieux bateau, vous n’êtes plus seuls au monde !

L’Association pour la plaisance éco-responsable (Aper) sera votre interlocuteur  unique, partout le territoire, si vous détenez un bateau de plaisance en fin de vie et souhaitez vous en défaire.

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Erosion, thématique de saison !

Dans le cadre d’un projet franco-italien contre l’érosion littorale, le projet MAREGOT (1), la ville de Grimaud a accueilli, le 18 octobre dernier, une rencontre sur le thème de l’“Erosion côtière, des solutions fondées sur la nature”,  sous la houlette du Conservatoire du Littoral.

Devant une salle pleine, les experts se sont succédés toute la journée à la tribune : Patrick Bazin du Conservatoire (en français), Ilaria Fasce pour le projet Maregot (en italien), ainsi que des représentants de l’UICN, de la DREAL, du CEREMA, du BRGM, de l’ONF (2)…  pour dresser un état du littoral et présenter des exemples de gestion douce : restauration écologique, renaturation, recul stratégique…

“Travailler avec” et non “lutter contre” la nature.

Ces méthodes de gestion basées sur un partenariat avec la nature sont dans la ligne directe de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte qui préconise notamment la relocalisation et l’innovation en matière de génie écologique. Elle s’accompagne d’un programme d’actions de stratégies locales “pour adapter les territoires aux évolutions du littoral”. Elle marque une rupture avec l’hégémonie de l’infrastructure de défense “en dur” dont le bilan est très mitigé.

L’érosion est un phénomène naturel et la mobilité un fonctionnement normal des côtes, en particulier les côtes sableuses qui obéissent à un cycle alternatif d’érosion/accrétion. Pour les côtes rocheuses, c’est un peu différent, le rythme d’évolution est plus lent, parfois brutal, mais surtout irréversible. Et on se rend compte aujourd’hui que s’y opposer coûte très cher pour un résultat parfois contre-productif.

Ni bonne ni mauvaise

L’érosion n’est pas négative en soi. C’est un phénomène mécanique et physico-chimique de la matière. Comme le rappelle le Parc National des Calanques dans son plan paysager : sans l’érosion, les calanques n’existeraient pas !

Les plages, les criques, les falaises ont mis des milliers d’années à se façonner ainsi. Le processus évolutif du trait de côte enlève de la matière là, en rajoute ici ; la nature s’adapte, se déplace, se réinvente au fur et à mesure des tempêtes et des aléas. Les paysages que nous connaissons changent au fil du temps, un temps qui prend son temps. Sauf qu’aujourd’hui, ce temps géologique est accéléré par d’autres facteurs (urbanisation, changement climatique…), et l’érosion s’intensifie, parfois brutale. Il vaut mieux ne pas être là quand une falaise s’effondre ! Or justement, de plus en plus nous y sommes… C’est seulement lorsqu’il y a un enjeu en présence que l’on peut parler de risque.

Anticiper ce processus et s’adapter. Cette intelligence (au sens propre de inter ligere l’aptitude à s’adapter à une situation, à choisir en fonction des circonstances” d’après le Petit Larousse illustré) manque à nos sociétés rigides. Le temps n’est pas notre allié et nos ouvrages présomptueux s’offusquent de cette confrontation.

“Il s’agit d’un changement d’approche qui met en jeu une autre vision des choses que celle à laquelle nous sommes habitués.”  P Bazin

Aujourd’hui bravant les éléments après les avoir contrariés, nos villes sont désormais fixées sur un linéaire littoral incertain. La latence de l’échelle du temps nous donne l’illusion de la maîtrise et de la sécurité. La toute puissance dogmatique du béton amplifie cette illusion. En arrière-plan, l’érosion ronge.

En jeu, ce sont alors la sécurité des personnes et l’avenir des activités implantées près du bord côtier.

Le Projet Adapto

Depuis 2012, le Conservatoire du Littoral a participé activement aux travaux de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. Ayant vocation de propriétaire foncier littoral, le Conservatoire est particulièrement concerné puisque 20% de son territoire est menacé par l’érosion ou la submersion !

En 2015, il lance Adapto pour une phase d’expérimentation des principes d’actions développés en amont, où il promeut des stratégies innovantes de gestion souple du trait de côte, comme dans la baie de Lancieux (Côtes d’Armor) : http://www.set-revue.fr/focus-le-programme-adapto-et-les-premieres-reflexions-menees-sur-le-site-de-la-baie-de-lancieux

“Préserver et valoriser les espaces naturels littoraux constitue une solution efficace et peu coûteuse pour atténuer les effets du changement climatique et s’y adapter.”

Le changement climatique change la donne d’un phénomène déjà prégnant. L’érosion est une réalité physique qu’il faut prendre en compte et ceci le plus tôt possible. L’adaptation est urgente. Les experts ont fait leur part. Il est temps maintenant pour les élus d’agir.

Un exemple d’adaption à Bandol avec le retrait programmé du sentier littoral du Capelan, amorcé en Hiver 2017…

(1) Projet MAREGOT : MAnagement des Risques d’Erosion côtière et actions de GOuvernance Transfontalières (France-Italie)

(2) Glossaire :
UICN : L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est une union de Membres composée de gouvernements et d’organisations de la société civile –
https://uicn.fr/
DREAL : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement – http://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/
CEREMA : Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement est un établissement public d’expertise
pour le développement et la cohésion des territoires –  https://www.cerema.fr/fr
BRGM : Bureau de Recherches Géologiques et Minières – http://www.brgm.fr/
ONF :


Quai de Gaulle : nouvelle étude, nouveau délai

Finalement, le projet du quai De Gaulle nécessite une étude d’impact !

Un coup de théâtre pour ceux, nombreux, qui ne sont pas familiers des méandres  administratifs, d’autant que la mairie annonçait fièrement au mois de mai : “Le nouveau Quai de Gaulle hisse la grand’ voile ! “.

Nous avons donc cherché à mieux comprendre les modalités d’une étude d’impact

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Compenser, pourquoi faire ?

La compensation, une notion qui vous est familière de manière générale ! Qu’elle soit financière, corporelle ou psychologique, la compensation est un mécanisme de rééquilibrage en réparation à une perte, un désagrément, une souffrance. En environnement, on parle d’atteinte et cette notion est officiellement une doctrine.

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Vole, pigeon, vole !

Par un arrêté temporaire du 22 juin 2018, la mairie de Bandol vient de lancer une campagne de “Capture et destruction de pigeons”, pendant toute la saison touristique (3 mois). Motif : des dégâts très importants dus à une surpopulation !

Pour quelques cacahuètes chippées sur les tables des terrasses, la gentille colombe est décrétée nuisible et contraire à l’ordre et à la santé publique.

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Coup de force au Capelan

Concertation, transparence, paysage et bien public… des mots qui avaient une étrange résonance ce matin au parc du Capelan. Une poignée de Bandolais venus à la première heure sur le site, en réclamant une autorisation d’urbanisme des travaux en vue de la création du parking payant annoncé à l’intérieur de l’enceinte, ont fini par être délogés, dans le calme, après un impressionnant déploiement de la force publique.

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Communiqué sur le projet de parking au Capelan

 

La création d’un parking dans l’enceinte du parc n’est pas compatible avec les principes de gestion d’un espace naturel en érosion.

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