Author Archives: Bandol Littoral

Erosion, thématique de saison !

Dans le cadre d’un projet franco-italien contre l’érosion littorale, le projet MAREGOT (1), la ville de Grimaud a accueilli, le 18 octobre dernier, une rencontre sur le thème de l’“Erosion côtière, des solutions fondées sur la nature”,  sous la houlette du Conservatoire du Littoral.

Devant une salle pleine, les experts se sont succédés toute la journée à la tribune : Patrick Bazin du Conservatoire (en français), Ilaria Fasce pour le projet Maregot (en italien), ainsi que des représentants de l’UICN, de la DREAL, du CEREMA, du BRGM, de l’ONF (2)…  pour dresser un état du littoral et présenter des exemples de gestion douce : restauration écologique, renaturation, recul stratégique…

“Travailler avec” et non “lutter contre” la nature.

Ces méthodes de gestion basées sur un partenariat avec la nature sont dans la ligne directe de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte qui préconise notamment la relocalisation et l’innovation en matière de génie écologique. Elle s’accompagne d’un programme d’actions de stratégies locales “pour adapter les territoires aux évolutions du littoral”. Elle marque une rupture avec l’hégémonie de l’infrastructure de défense “en dur” dont le bilan est très mitigé.

L’érosion est un phénomène naturel et la mobilité un fonctionnement normal des côtes, en particulier les côtes sableuses qui obéissent à un cycle alternatif d’érosion/accrétion. Pour les côtes rocheuses, c’est un peu différent, le rythme d’évolution est plus lent, parfois brutal, mais surtout irréversible. Et on se rend compte aujourd’hui que s’y opposer coûte très cher pour un résultat parfois contre-productif.

Ni bonne ni mauvaise

L’érosion n’est pas négative en soi. C’est un phénomène mécanique et physico-chimique de la matière. Comme le rappelle le Parc National des Calanques dans son plan paysager : sans l’érosion, les calanques n’existeraient pas !

Les plages, les criques, les falaises ont mis des milliers d’années à se façonner ainsi. Le processus évolutif du trait de côte enlève de la matière là, en rajoute ici ; la nature s’adapte, se déplace, se réinvente au fur et à mesure des tempêtes et des aléas. Les paysages que nous connaissons changent au fil du temps, un temps qui prend son temps. Sauf qu’aujourd’hui, ce temps géologique est accéléré par d’autres facteurs (urbanisation, changement climatique…), et l’érosion s’intensifie, parfois brutale. Il vaut mieux ne pas être là quand une falaise s’effondre ! Or justement, de plus en plus nous y sommes… C’est seulement lorsqu’il y a un enjeu en présence que l’on peut parler de risque.

Anticiper ce processus et s’adapter. Cette intelligence (au sens propre de inter ligere l’aptitude à s’adapter à une situation, à choisir en fonction des circonstances” d’après le Petit Larousse illustré) manque à nos sociétés rigides. Le temps n’est pas notre allié et nos ouvrages présomptueux s’offusquent de cette confrontation.

“Il s’agit d’un changement d’approche qui met en jeu une autre vision des choses que celle à laquelle nous sommes habitués.”  P Bazin

Aujourd’hui bravant les éléments après les avoir contrariés, nos villes sont désormais fixées sur un linéaire littoral incertain. La latence de l’échelle du temps nous donne l’illusion de la maîtrise et de la sécurité. La toute puissance dogmatique du béton amplifie cette illusion. En arrière-plan, l’érosion ronge.

En jeu, ce sont alors la sécurité des personnes et l’avenir des activités implantées près du bord côtier.

Le Projet Adapto

Depuis 2012, le Conservatoire du Littoral a participé activement aux travaux de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. Ayant vocation de propriétaire foncier littoral, le Conservatoire est particulièrement concerné puisque 20% de son territoire est menacé par l’érosion ou la submersion ! En 2015, il lance Adapto pour une phase d’expérimentation des principes d’actions développés en amont, où il promeut des stratégies innovantes de gestion souple du trait de côte, comme dans la baie de Lancieux (Côtes d’Armor) : http://www.set-revue.fr/focus-le-programme-adapto-et-les-premieres-reflexions-menees-sur-le-site-de-la-baie-de-lancieux

“Préserver et valoriser les espaces naturels littoraux constitue une solution efficace et peu coûteuse pour atténuer les effets du changement climatique et s’y adapter.”

Le changement climatique change la donne d’un phénomène déjà prégnant. L’érosion est une réalité physique qu’il faut prendre en compte et ceci le plus tôt possible. L’adaptation est urgente. Les experts ont fait leur part. Il est temps maintenant pour les élus d’agir.

 

Un exemple d’adaption à Bandol avec le retrait programmé du sentier littoral du Capelan, amorcé en Hiver 2017…

 

 

 

 

(1) Projet MAREGOT : MAnagement des Risques d’Erosion côtière et actions de GOuvernance Transfontalières (France-Italie)

(2) Glossaire :
UICN : L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est une union de Membres composée de gouvernements et d’organisations de la société civile –
https://uicn.fr/
DREAL : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement – http://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/
CEREMA : Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement est un établissement public d’expertise
pour le développement et la cohésion des territoires –  https://www.cerema.fr/fr
BRGM : Bureau de Recherches Géologiques et Minières – http://www.brgm.fr/
ONF :


Quai de Gaulle : nouvelle étude, nouveau délai

Finalement, le projet du quai De Gaulle nécessite une étude d’impact !

Un coup de théâtre pour ceux, nombreux, qui ne sont pas familiers des méandres  administratifs, d’autant que la mairie annonçait fièrement au mois de mai : “Le nouveau Quai de Gaulle hisse la grand’ voile ! “.

Nous avons donc cherché à mieux comprendre les modalités d’une étude d’impact

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Compenser, pourquoi faire ?

La compensation, une notion qui vous est familière de manière générale ! Qu’elle soit financière, corporelle ou psychologique, la compensation est un mécanisme de rééquilibrage en réparation à une perte, un désagrément, une souffrance. En environnement, on parle d’atteinte et cette notion est officiellement une doctrine.

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Maux de pluie

La pluie tombe du ciel et fait grandir les ruisseaux. Les grenouilles adorent. Les citadins beaucoup moins. Allez savoir pourquoi ?

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Vole, pigeon, vole !

Par un arrêté temporaire du 22 juin 2018, la mairie de Bandol vient de lancer une campagne de “Capture et destruction de pigeons”, pendant toute la saison touristique (3 mois). Motif : des dégâts très importants dus à une surpopulation !

Pour quelques cacahuètes chippées sur les tables des terrasses, la gentille colombe est décrétée nuisible et contraire à l’ordre et à la santé publique.

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Coup de force au Capelan

Concertation, transparence, paysage et bien public… des mots qui avaient une étrange résonance ce matin au parc du Capelan. Une poignée de Bandolais venus à la première heure sur le site, en réclamant une autorisation d’urbanisme des travaux en vue de la création du parking payant annoncé à l’intérieur de l’enceinte, ont fini par être délogés, dans le calme, après un impressionnant déploiement de la force publique.

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Communiqué sur le projet de parking au Capelan

 

La création d’un parking dans l’enceinte du parc n’est pas compatible avec les principes de gestion d’un espace naturel en érosion.

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Reverdir le Capelan

La fête de la nature 2018 : du 23 au 27 mai 2018.

Pour cette 12e édition, le thème est : « Voir l’invisible ».

Juste après la journée pour la biodiversité, le 22 mai, cette fête à l’initiative de UICN France invite le public à porter un nouveau regard sur la nature proche.

A cette occasion, nous vous invitons à revisiter le Parc du Capelan selon vos rêves !

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Objectif POULPE

Dans le Var, en été il est interdit de prélever les poulpes à Port-Cros et dans toute l’aire marine adjacente (en gros de La Garde à Ramatuelle). C’est aussi le cas dans le Parc des Calanques côté Bouche-du-Rhône. L’arrêté préfectoral du 6 septembre 2016 réglemente la pêche de loisir : «La pêche maritime de loisir du poulpe (Octopus vulgaris) est interdite du 1er juin au 30 septembre de chaque année»,

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Où est passé le sable ?

Le sable est parti.

Dans la baie de Bandol, la plage du Lido s’est tellement amaigrie qu’elle semble aujourd’hui à peine pouvoir accueillir la structure du Mantra, le restaurant démontable que la grue vient déposer chaque nouvelle saison, depuis la destruction de l’ancien établissement emblématique Le Lido. Là, la terrasse en bois a presque les pieds dans l’eau, que contournent surfeurs et promeneurs.

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