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Posidonie, état des lieux

Tout le long de notre littoral bandolais, sous la surface pailletée de la mer, la Posidonie est présente, à l’abri du premier regard, discrète mais essentielle.

Comme toutes les plantes à fleurs, Posidonia oceanica, cousine de l’iris terrestre, a besoin de lumière pour sa photosynthèse et vit dans les faibles profondeurs proches des côtes. Cette proximité la rend particulièrement sensible aux impacts des activités humaines voisines.

Précieuse, protégée et menacée

Sa grande valeur écosystémique en terme d’habitat, d’oxygénation de l’eau ou de stockage du CO2, en fait l’espèce emblématique de Méditerranée, puisqu’elle est endémique de notre mer du milieu : « l’herbier à Posidonia oceanica est considéré comme «l’écosystème-pivot» de la bande côtière (Boudouresque et al., 2006). » (1)

De ce fait, elle est strictement protégée, depuis plus de 30 ans, vivante ou morte (la feuille de posidonie a une durée de vie de 5 à 8 mois. Lorsque les feuilles meurent, elles tombent et la houle les amasse sur la plage où elles forment des banquettes qui sont également protégées). Chaque nouvelle étude à son sujet la révèle plus précieuse encore, notamment au sens propre de son évaluation financière, par rapport au changement climatique.

« La valeur économique des herbiers sous-marins est considérable. D’après l’étude de Constanza et al. (1997) elle est :
– 3 fois supérieure à celle des récifs coralliens
– 10 fois supérieure à celle des forêts tropicales. »

« Le coût de protection des herbiers de Posidonie le long du littoral français, représenté par la mise en place de mouillages organisés ou de campagnes de sensibilisation entre autres, s’élève à environ 4,8 millions d’euros par an, soit moins de 3/10.000 de la valeur économique des services rendus par cet habitat (Boissery, données non publiées, dans Campagne et al., 2015). »

Source : Medtrix – Avril 2019

En Méditerranée, la Posidonie produit de 14 à 20 litres d’oxygène par mètre carré chaque jour ! Telle une forêt sous-marine, elle fournit l’oxygène et stocke le carbone. La diminution de la surface des herbiers sous-marins réduit donc d’autant le stockage du dioxyde de carbone et pire, tout comme la déforestation, contribue à en libérer pendant des décennies. La disparition des Posidonies en tant que puits carbone pourrait ainsi avoir des conséquences importantes sur l’évolution du climat mondial selon une étude de 2015.

L’enjeu du maintien des posidonies n’est donc pas un simple caprice d’écologistes. Nos sociétés littorales ont tout intérêt à maintenir cet habitat essentiel vivant et en bon état [de service] ne serait-ce que parce que nous n’aurions pas la capacité financière de pallier à sa perte et que sa disparition équivaudrait à un effondrement de l’écosystème méditerranéen, en mer et sur terre (la température moyenne en Méditerranée a déjà augmenté de 1,5°C) !

“Toutes les activités développées sur la zone littorale dépendent de fait directement ou indirectement de la qualité environnementale des milieux marins et littoraux. » peut-on lire en préambule du Dispositif Posidonie en cours d’élaboration par la Région. Cette prise de conscience est centrale pour assurer l’avenir de ces activités.

Aujourd’hui, l’enjeu de la préservation de la population de Posidonie est prioritaire, d’autant plus que son état se dégrade de manière significative. 10% de la surface des herbiers a été perdue en 100 ans dans tout le bassin méditerranéen avec une forte accélération du processus pour les 50 dernières années.

Un trésor sous haute surveillance

A ce titre, elle est évidemment très surveillée. Depuis 1984, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur a été mis en place un Réseau de Surveillance  des herbiers de Posidonie (RSP) pour en cartographier et suivre l’évolution selon un protocole basé sur une observation des sites, des prises de  vues aériennes et des photographies sous-marines, repérage qui s’est perfectionné au fil des avancées technologiques.

A partir des données recueillies, l’application DONIA a été développée pour aider à la navigation (et au mouillage) des plaisanciers grâce une visualisation de la nature des fonds : herbiers, mattes mortes, roches ou sable.

La répartition de l’herbier est inégale et c’est en Corse que l’on en trouve le plus, mais la région PACA est aussi particulièrement concernée avec un tiers de la superficie nationale des herbiers. Au total, ce sont 79.852 hectares de prairies sous-marines qui ont été cartographiés en France méditerranéenne, soit 3 fois l’équivalent de la surface de Marseille.

Dans l’Ouest-Var,

c’est aux alentours de Porquerolles que l’herbier est le plus massif, sur les communes de La Londe, Hyères et Carqueiranne, puis dans la baie de Sanary.

A Bandol,

l’herbier est présent sur tout le bord côtier jusqu’à une profondeur de 30m, du Grand Vallat à l’Ile Rousse, avec des zones ensablées devant les plages.

Cliquez sur l’image pour aller sur DONIA


Menaces sur la Posidonie

Les menaces sont essentiellement dues aux activités humaines et les plus fortes régressions des herbiers sont observées là où la fréquentation humaine est intense (tourisme, rejets en mer). Les traces de ces agressions sur les étendues d’herbiers sont visibles en zoomant sur la cartographie sur DONIA. Rien que dans le Golfe Juan, 104 ha d’herbier ont disparu entre 2011 et 2018, contre “seulement” 25 ha de régression dans la baie de La Ciotat pour la même période. La palme revient au Golfe de Saint Tropez avec une régression des posidonies sur 145 ha en 8 ans !

La pollution
Justement parce qu’elle est très sensible à la pollution et qu’elle ne peut se développer que dans des eaux propres et non polluées, la Posidonie est considérée comme une espèce indicatrice de la qualité globale des eaux littorales. Ruissellements urbains, rejets en mer (industriels, stations d’épuration), ou même crème solaire, ou rejet d’eau douce sont autant de perturbations à éviter pour la qualité de l’eau.

Le Porter à connaissance du SDAGE identifie une forte pollution de la masse d’eau
et des impacts sur le milieu, à l’échelle de notre SCoT Provence Méditerranée (Aire Toulonnaise).

La modification des conditions hydro-sédimentaires due essentiellement à l’artificialisation des littoraux (aménagements des côtes et des cours d’eau, barrages, ports, urbanisation) qui perturbe la circulation normale du sable et les qualités physiques l’eau en est la première cause.

Les rechargements de sable des plages :
Sensible à la turbidité de l’eau, elle peut être impactée par les particules mises en suspension lors des rechargements. De plus, si le rechargement est mal calibré et le sable dispersé vers le large, l’herbier peut être enfoui et petit à petit étouffé.

L’enlèvement des banquettes nourrit une érosion des plages. Sans le maintien de cette importante biomasse qui atténue de 50% la puissance des vagues, la protection hydrodynamique hivernale de la frange côtière n’est pas assurée. L’érosion générée, cycliquement, doit ensuite être compensée par des rechargements de sable à répétition afin de garantir l’accueil estival, dont le cumul à long terme finit par étouffer l’herbier sous le sable qui repart à la mer chaque hiver. La présence de cumul de sable devant chaque plage bandolaise est visible sur la cartographie.

• La montée en température excessive de la mer due au changement climatique est un danger. Au-delà de 28,5° la mortalité des herbiers monte en flèche.

Les ancrages des plaisanciers, particulièrement des grosses unités (plus de 24m), ou ceux cumulés des bateaux de plus petit gabarit ont un impact sur l’herbier : raclage, arrachage des rhizomes, ragage des chaines. Une fois arrachée, la posidonie ne repousse pas. La croissance lente de la posidonie, de l’ordre de quelques centimètres par an, ne compense pas la vitesse de développement de la plaisance. À l’échelle d’une vie, on ne peut pas voir une récupération des herbiers.

Exemples d’impacts de mouillage

La baie de Bandol se trouve dans un secteur marin [ilot de Pierreplane à la pointe du Gaou] diagnostiqué dans le SDAGE de qualité biologique “médiocre” (faune/flore). Le SCoT fait écho à ce constat en préconisant des efforts de restauration de l’herbier de posidonies jugé globalement dégradé pour le bassin de Sanary-Bandol.

Néanmoins, le suivi réalisé sur l’herbier entre la pointe du chateau et l’île de Bendor, moins profond, suite aux travaux de canalisations au printemps 2019, fait état d’une belle densité de l’herbier avec une très bonne vitalité :“Notons la présence de nombreuses espèces au sein de l’herbier (seiches, poulpes…) et notamment de nombreuses Grandes Nacres (espèce protégée) qui montrent également la vitalité de l’herbier ainsi que sa grande valeur écologique.”

Comment bien faire ?

Pour le protéger, il suffit d’inverser les pressions et agir sur les facteurs de menaces clairement identifiés. Les axes de préservation seront donc logiquement de manière globale : une prise en compte du maintien nécessaire de l’équilibre sédimentaire dans la planification d’aménagement des littoraux, la suppression des pollutions urbaines, la lutte contre le réchauffement climatique… et en premier lieu au niveau local, la mise en œuvre de bonnes pratiques de mouillage et de bonne gestion des plages [qui sont les 2 axes les plus directs à mettre en place !].

Dans un souci de développer ces bonnes pratiques, la DREAL propose un guide de GESTION DE LA POSIDONIE SUR LES PLAGES des règlementations et des préconisations à l’usage des gestionnaires et des collectivités.

Egalement à l’échelle du département, un plan Mouillage est en cours d’élaboration pour l’application locale de l’arrêté cadre récent interdisant le mouillage dans les herbiers (pour les unités de plus de 24m) et pour la mise en place éventuelle de mouillages organisés.

Protéger la Posidonie, c’est possible et surtout obligatoire ! C’est une priorité non négociable qu’il faut avoir en tête et qui doit devenir un réflexe pour chaque commune littorale.

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1) source Fiche Ifremer – 2009. http://cartocean.fr/biblio/Sartoretto_et_al_2009.pdf

Pour en savoir plus :


• A feuilleter, le livret Cap sur La Posidonie : http://www.reseaumer.org/wp-content/uploads/2018/05/Cap_Sur_la_posidonie.pdf

A voir, la Posidonie présentée en vidéo dans les ” Chroniques de la mer MÉDITERRANÉE” par les plongeurs du Seaquarium du Grau-du-Roi.


S’adapter n’est pas un choix

Adapter nos plages au changement climatique, alléger la pression sur les littoraux, protéger les écosystèmes autant -sinon plus- que le développement économique… je rêve, me direz-vous ! Et bien pas tant que ça… Amoindrir les inondations systématiques, trouver des solutions aux submersions à répétitions, et s’adapter aux risques devient une nécessité rappelée à chaque épisode climatique extrême.

Le changement climatique, un facteur accélérant à prendre en compte

Tous les voyants sont au rouge. Les activités humaines ont enclenché une modification du climat à l’échelle planétaire, perceptible au niveau local. De nombreux rapports et avis d’experts scientifiques se succèdent pour alerter l’opinion publique et les décideurs sur l’état de la planète.

Le temps des prévisions est dépassé, et les effets “boomerang” du changement climatique s’observent maintenant en temps réel grâce à la magie d’internet : les glaciers disparaissent, les forêts brûlent, la biodiversité s’effondre, le thermomètre s’affole et nos villes se révèlent inconfortables : canicules, pollution, inondations et en littoral les submersions deviennent régulières. L’Homo sapiens mordicus persiste à croire que la sphère économico-financière et ses territoires gris vont survivre hors-sol, sans se soucier de la mer qui monte et dessine un autre trait de côte. Dans le même élan, de nombreuses communes balnéaires, comme Bandol, exploitent une image idéalisée de leur territoire [quand bien même révolue]*, et continuent globalement de promouvoir une attractivité et un développement urbain fantasmés.

* Cynisme ; en couverture d’une brochure de promotion immobilière distribuée actuellement,
ce paysage luxuriant et vendeur n’existe pourtant plus depuis que
les jardins de gauche en arrière-plage ont été rasés… pour la construction d’un projet immobilier !

Après moi le déluge…

Certains même semblent penser que le salut est dans l’accélération, histoire de prendre de vitesse cet effondrement qui n’en finit pas de s’effondrer ! Construire plus, rechercher la croissance au mépris de la prudence, engranger des profits à court terme tant qu’on peut.

Le cas des communes touristiques littorales est en cela significatif. L’“attractivité” est souvent avancée comme l’objectif prioritaire, alors même que sa principale ressource qu’est l’environnement naturel est également la première victime d’activités promues jusqu’à l’excès (surfréquentation, tension immobilière et sociale, surconsommation des ressources, surproduction de déchets, pollution…). Le déséquilibre vient en réalité plus d’une mauvaise estime de la capacité d’accueil globalisée (population permanente augmentée de la population touristique) que d’une réelle incapacité d’anticipation. Les facteurs de nuisance sont connus ; les solutions pour les pallier tout autant. Le “manque de volonté” à mettre en œuvre ces solutions, invoqué jusque là par les experts pour justifier l’inaction, est aujourd’hui qualifié de “forte résistance”, arc-boutée sur des intérêts court-termistes.

L’emballement climatique et ses effets économiques pourrait bien changer la donne. La canicule de cette année a fortement impacté la fréquentation estivale. La conjugaison croisée de l’attractivité des territoires littoraux avec le changement climatique montre des limites.

Article de Var Matin

Un rapport parmi d’autres

Issues de nombreux diagnostics, concertations, et autres expertises, des solutions sont à l’étude et des alternatives se dessinent dans des rapports officiels. Mais au-delà de leur réalisation technique, le vrai défi est leur acceptabilité… et parfois des rapports restent oubliés dans les tiroirs si leurs conclusions ne se révèlent pas sociologiquement “réalistes”.

Il a fallu des décennies au fameux Rapport Meadows [publié en 1972] pour être (re-)connu du grand public ; depuis, la conscience environnementale s’est plus largement répandue et les rapports du Giec font la une des médias sitôt leur parution.

Pourtant cela n’a pas été le cas d’un rapport récent, commandé par le ministère de la transition écologique fin 2018 et publié en Mars 2019, et qui devrait connaitre certaines résistances” [alors on vous en parle quand même…] : le Rapport de recomposition spatiale des territoires pose la problématique de l’adaptation des territoires littoraux face à l’érosion et au changement climatique.

Le constat : “La hausse du niveau des océans est l’un des enjeux majeurs du changement climatique. Elle impacte les littoraux, où la croissance démographique et économique continue d’être importante, en accélérant la mobilité du trait de côte : environ un quart du littoral en France est concerné par l’effet de l’érosion. La nature des réponses à apporter au recul du trait de côte pour ces territoires se pose donc avec acuité…”

Extrait de la lettre de mission du rapport co-signée par les ministères de l’intérieur, des finances et de la transition écologique du 1er octobre 2018.

Une dynamique de réflexion est officiellement lancée par le gouvernement. Et pas des moindres ! Ce rapport propose “des pistes de financement qui inciteraient à anticiper les conséquences du recul du trait de côte et à mettre en œuvre dès à présent des projets de recomposition des territoires littoraux.

Ce rapport préfigure des moyens règlementaires de réaménagement des territoires littoraux menacés par l’érosion côtière, c’est-à-dire en clair le recul de l’urbanisation, dans la lignée de la stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC), qui vise à :
“- la réduction de la vulnérabilité des populations et des biens vis-à-vis de la submersion marine et de l’érosion côtière ;
– l’atténuation de ces phénomènes par la restauration des écosystèmes naturels protecteurs ;
– et une renaturation du littoral ainsi qu’une nouvelle façon de penser l’aménagement à l’échelle de l’intercommunalité pour en garantir durablement la richesse environnementale. “

Or, il n’est pas communément admis que l’urbanisation des littoraux puisse aller autrement que croissante… Ce rapport augure donc un changement de paradigme et se heurte à des principes tenus pour acquis.

La croissance urbaine va-elle encore de soi dans des zones à risques, alors que certaines villes, voire grandes métropoles, sont elles-même déjà en décroissance (voir numéro de juillet 2019 de la revue Diagonal, n°206) ? Quelle est l’espérance de vie d’une construction les pieds dans l’eau aujourd’hui ? Avec les estimations des impacts du changement climatique sans cesse revues à la hausse, et la récurrence des tempêtes, quelle valeur a aujourd’hui un investissement sur le Domaine Public Maritime, une zone inondable ou une zone submersible ? La politique du tout béton a-t-elle encore du sens quand l’imperméabilisation est pointée du doigt ?

Autant de questions que l’on peut -et que l’on va devoir- se poser… illustrées à Bandol par des constructions récentes telles que les résidences O fil de l’eau et Les perles Marines, le Méditerranée, ou plus anciennes comme la résidence Athéna Port récemment classée au patrimoine architectural communal.

Anticiper pour s’adapter

Depuis plus de 30 ans, la loi Littoral tente de freiner l’urbanisation des côtes dans un esprit de préservation, de mesure et de prévention. Aujourd’hui le frein ne suffit plus et une marche arrière s’impose par endroit, avec éventuellement, si la possibilité existe, un allègement du foncier bâti dans les zones littorales dangereuses ! Mais comment faire accepter ce repli ? Après avoir avancer sur la mer, saura-t-on passer de l’arrogance à l’humilité face aux éléments ? Ce rapport offre peut-être une opportunité de mettre à jour des outils pragmatiques sur le long terme, adaptés aux projections.

Une nouvelle manière d’envisager l’aménagement des littoraux est en train d’émerger, alors même que ne pas “développer et valoriser” le foncier côtier s’apparente encore pour l’instant à une hérésie. La façon de penser notre implantation en bord de mer est déjà en train d’évoluer en coulisse. Cela ne se fera pas du jour au lendemain mais, pour de nombreux spécialistes du territoire, l’adaptation pour la préservation des plages face aux risques liés au changement climatique ne sont déjà une option mais une nécessité. D’une manière ou d’une autre, il faudra en accepter les implications. La question des moyens à employer reste à définir, mais avant cela, pourrait-on dès maintenant, dans le doute, s’abstenir de trop avancer pour ensuite avoir à reculer d’autant plus.

« Nul besoin de faire de la Terre un paradis : elle en est un. A nous de nous adapter pour l’habiter. » Henry Miller


Pour en savoir plus :

• Le Conservatoire du littoral : un acteur face au changement climatique : http://www.set-revue.fr/sites/default/files/articles/pdf/set-revue-changement-climat-littoral.pdf

Lambert ML – « Le recul stratégique – De l’anticipation nécessaire aux innovations juridiques », in : Droit des risques littoraux et changement climatique – connaissance, anticipation, innovation, éditions Vertigo 2015 https://journals.openedition.org/vertigo/15812)

Hélène Rey-Valette et Bénédicte Rulleau – “Gouvernance des politiques de relocalisation face au risque de montée du niveau de la mer” https://journals.openedition.org/developpementdurable/11282


Ruissellement & inondation

Quelles solutions pour y faire face ? Chaque année dans le Var, de violents épisodes pluvieux accentuent la prise de conscience que nous devons adapter nos villes sous peine de nous épuiser à écoper.

Serpillières en libre service, voitures amphibies, réhausseurs pour électro-ménagers… les solutions sont nombreuses ; certaines, meilleures que d’autres, tombent sous le sens [pour ne pas dire “coulent de source” !] et supposent d’agir à la base, la base étant l’imperméabilisation des sols, qui renvoie à l’urbanisation. [eh oui, encore…!].

D’où vient le problème ?

L’importante imperméabilisation des sols qui a longtemps accompagné le développement de l’urbanisation génère des modifications significatives du cycle de l’eau. Elle accroît le ruissellement en termes de volume et de débit d’écoulement, au détriment de l’infiltration dans le sol. Ces effets ont pu être accentués par certaines pratiques : comblement de talwegs et de zones humides, busage de fossés, canalisation de ruisseaux, etc. De telles pratiques correspondaient aux besoins d’extension rapide des villes dans une période de forte croissance. Pour les eaux pluviales plus spécifiquement, la réponse a longtemps consisté à poser des canalisations enterrées pour la collecte systématique et l’évacuation rapide en aval de l’aménagement. Les réseaux étaient dimensionnés selon des instructions techniques nationales, pour une période de retour de protection le plus souvent décennale. Cependant l’étalement des villes a rapidement entraîné une saturation des réseaux existants. Ces limites technico-économiques ont conduit à l’expérimentation de nouvelles solutions dans les villes nouvelles dès les années 1960-1970. Des bassins de retenue ont alors été progressivement développés, généralement à l’exutoire de réseaux pluviaux. Ces premières réponses ont été ensuite complétées par d’autres techniques «alternatives» aux réseaux ou «compensatoires» des effets de l’imperméabilisation des sols.

[Bravo ! Vous venez de commencer une fiche technique du CEREMA concernant les Principes généraux de gestion des eaux pluviales. ]

Quels outils et alternatives ?

• La Gémapi est la gestion des milieux aquatiques et du risque inondation.
Parmi ses domaines d’interventions, le ruissellement figure dans la liste “hors compétence”, et n’est a priori pas directement dans le viseur de la Gémapi ; le ruissellement pourrait donc ne pas être considéré puisque qu’il n’est pas obligatoire. Or, la défense contre le risque d’Inondation l’est, d’ailleurs souvent associée avec le risque Submersion marine en zone littorale. Donc indirectement, la Gémapi intègre bien la compétence Ruissellement et représente localement un outil important.

La méthode ExZEco (Extraction des Zones d’Écoulement)
C’est une méthode simple développée par le Cerema qui permet, à partir d’une numérisation des données topographiques, de définir des emprises potentiellement inondables sur de petits bassins versants, pour contenir les eaux d’écoulement des talwegs et ensuite cartographier les zones où l’eau va pouvoir aller naturellement sans occasionner de dommages. La condition est évidemment de disposer de parcelles libres qui pourront servir de zones “éponges”. A Bandol par exemple, une telle parcelle existait naturellement avant la construction de la résidence Cap Frégate. [Dommage!]

Schéma de Réseau des Eaux pluviales
Intégré au PLU, le schéma de réseau des eaux pluviales est un document d’urbanisme qui doit recenser, analyser et prospecter plusieurs éléments : l’aménagement des voiries, la topologie, les axes naturels de ruissellement, les zones potentielles de régulation, les ruisseaux intermittents, la déclivité, l’imperméabilisation… Il doit par exemple déterminer et définir les zones de rétention et d’infiltration ; le cas échéant, mettre en évidence les dysfonctionnements ; définir une cartographie des zones à assainir ; élaborer un règlement et des recommandations techniques (préconisations de construction)…C’est un document clé pour intégrer le risque ruissellement et inondation dans la planification d’urbanisme et prévenir des dommages, en s’abstenant de certaines autorisations de construire.

Dégâts occasionnés par les pluies du 23 octobre 2019 dans une construction récente. Le long du Grand Vallon, talweg qui peut prendre des allures de torrent, des murs ont été érigés, autorisés par des PC, dans les 5m de bords en principe non constructibles (1). Son lit (à droite de la photo) a été ainsi contraint dans la largeur et bétonné, augmentant la vitesse du ruissellement.

Gestion intégrée de l’eau et perméabilisation des sols
La pluie fait partie du cycle de l’eau. On se souvient qu’après l’évaporation et la condensation, l’eau retombe sous forme de précipitations dans le sol et de là recharge les nappes phréatiques [normalement]. Le ruissellement et les inondations sont un effet naturel de ces précipitations. En Egypte, en Inde,… de nombreuses traditions dans le monde ont intégré ces débordements dans leur culture depuis des millénaires et vivent à leur rythme. Au contraire, nos réseaux urbains les ont contraints et nous avons méprisé les règles de prudence des anciens en concentrant nos activités et lieux de vie sur leur passage.

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Pour repenser l’équilibre, tout ce qui interfère sur le cycle de l’eau est à prendre en compte. Des sols imperméables, trop secs ou compactés n’absorbent pas l’eau de pluie et accélèrent le ruissellement naturel en cas de pluies importantes. De nombreuses techniques compensatoires cherchent à neutraliser les effets du ruissellement sur l’urbanisation elle-même (maitrise des inondations) et sur l’environnement (maitrise des pollutions).

Cela passe d’abord par :
Limiter l’imperméabilisation des surfaces ou compenser les effets de cette imperméabilisation, pour diminuer les quantités d’eau qui ruissellent et le risque d’inondation en aval ;
Limiter les volumes raccordés aux réseaux pour éviter leur débordement en aval (déconnexion et infiltration ou régulation).

Autrement dit, l’eau doit retourner à la terre dès que possible.

La gestion “tout tuyau” des eaux pluviales a fait son temps.

C’est ce que l’on peut lire en titre dans l’édition du 09 août 2019 du magazine Sauvons l’eau de l’Agence de l’eau qui présente des expérimentations à grande échelle. Rendre les villes perméables est une alternative d’autant plus nécessaire en PACA que la région connait une pénurie d’eau chaque été. La pluie qui s’infiltre reste disponible dans le cycle de l’eau, de la terre aux nappes phréatiques.

“Avec le développement urbain, le système du « tout tuyau », consistant à collecter systématiquement les eaux pluviales pour les évacuer à l’aval, a révélé ses limites. Devant la saturation des réseaux d’assainissement, les inondations en centre urbain et la dégradation des milieux récepteurs, d’autres solutions ont dû être utilisées, très souvent en complément des réseaux.” écrivait déjà en 2006 Hélène Blanchard, Vice-Présidente déléguée à l’Environnement et à la Prévention des Risques dans la préface du fascicule “Stratégie et solutions techniques pour la gestion des eaux pluviales”.

“Il n’y a pas de solution unique ni de recette-miracle pour limiter les risques d’inondation et diminuer la pollution. La gestion de l’eau impose de s’adapter à chaque situation.
Noues, fossés, tranchées, chaussées à structures réservoirs, espaces inondables, toitures stockantes, bassins, puits d’infiltration… Regroupées sous le terme générique de techniques alternatives, elles sont diverses et à géométrie variable. Elles permettent de maîtriser le ruissellement pluvial sur la zone aménagée ainsi qu’à l’aval et de s’adapter au site.

Avec des tempêtes plus violentes et plus fréquentes promises par l’augmentation des températures autour de la Méditerranée, la surenchère de records (dégâts, pluviométrie) va rendre indispensable l’intégration en amont de cet enjeu du ruissellement dans la ville.


(1) Doctrine MISEN : Règles générales à prendre en compte dans la conception et la mise en œuvre des réseaux et ouvrages hydrauliques pour le département du Var.
Libre écoulement des crues : En bordure des axes d’écoulement (cours d’eau, fossés, talwegs), les règles de construction imposées par la réglementation de l’urbanisme seront respectées (recul des constructions, transparence hydraulique des clôtures, vides sanitaires,…). En l’absence de prescriptions spécifiques imposées par les documents d’urbanisme, un franc bord de 5 mètres non constructible sera instauré a minima en bordure des axes d’écoulement, sur lequel il ne sera réalisé ni remblai, ni clôture, ni construction en dur.


Port propre et eaux turquoises

Le bleu “ne fait pas le moine” et inversement ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas des eaux limpides qui font un “port propre” (pour l’appellation officielle) mais une démarche globale. Quand seule compte l’intention pour un label lambda, la certification AFAQ “Ports Propres” valide par audit (renouvelé tous les 3 ans) des pratiques et engagements concrets qui témoignent d’un souci d’excellence environnementale (équipement, aménagement,communication…)

Le fond des ports affiche rarement l’eau claire et turquoise des cartes postales. Interfaces entre la ville et la mer, véritable hall de transit vers le large, les ports sont un reflet de la ville, en séduction mais aussi en pollution.

La démarche “PORTS PROPRES”

Cette large prise de conscience a incité les ports à opter pour une gestion plus responsable en matière d’environnement. Une démarche de Gestion Environnementale a été créé en France en 2001 avec la certification Ports Propres. Cette certification a séduit pour son exemplarité, et aujourd’hui l’objectif affiché de la Région est d’atteindre 100 % des ports engagés “Ports Propres”.

Attention “engagé” ne veut pas dire “certifié” !
L’engagement dans la démarche étant initialement volontaire, avec cet objectif de 100% tous les ports sont désignés volontaires d’office mais cela ne garantit toutefois en rien la certification !

De l’engagement à la certification

En France, plus de 190 ports sont engagés dans la démarche Ports Propres. En région PACA, 90% des ports sont engagés et 20% sont certifiés.

Cette certification, normée AFNOR, atteste d’une démarche volontaire des gestionnaires de ports par une approche environnementale au quotidien. La certification Ports Propre répond à des exigences précises, normées à l’échelle européenne (1), parmi lesquelles la qualité effective de l’eau est un objectif mais pas une condition pour la certification.


Bien que essentiellement motivée par la Directive-Cadre sur l’Eau (depuis l’an 2000, la DCE préconise un bon état écologique des masses d’eaux), cette certification encourage l’excellence de gestion et repose sur la motivation mise en œuvre des ports. C’est la démarche exemplaire qui est validée, plus que la qualité réelle de l’eau des ports. Une des raisons est que, indépendamment des efforts des gestionnaires de port, la pollution des eaux des ports est aussi liée aux effluents urbains. La limite de cet exercice est donc que la “propreté” du port dépend aussi en majeure partie de l’implication de la ville et de sa gestion des eaux de ruissellement. L’eau du port est déjà de l’eau de mer mais aussi de l’eau qui vient de la ville.

Eau de ville > Eau de port > Eau de mer

Une démarche en 5 phases :

1. L’étude diagnostic environnemental
2. Les moyens de lutte contre les pollutions chroniques
3. La mise en place de moyens de lutte contre les pollutions accidentelles
4. La formation du personnel portuaire à la gestion environnementale
5. La sensibilisation des usagers du port à à la gestion environnementale

Pour obtenir la certification, il faut répondre aux exigences normées d’un audit. Le délai moyen, de l’engagement à la certification, est de 2 ans. La certification est délivrée pour une durée de 3 ans, avec des audits de maintien chaque année. Le port de Bandol a initié la démarche “Ports Propres” sous la mandature de Christian Palix.

Si la bonne qualité de l’eau est évidemment l’objectif recherchée, cette certification ne l’atteste en rien. Un port peut obtenir la certification sans avoir nécessairement des eaux de bonne qualité. Par contre le respect de la démarche, validée par un audit, est de bonne augure. Elle certifie surtout d’une réelle bonne volonté puisque ne dit-on pas que “quand on veut, on peut” !

Les ports à la reconquête de la biodiversité

Ceux qui considèrent (impunément) cet espace comme une réserve de pêche (bien que ce soit interdit) ne s’y trompent pas : un port est potentiellement un lieu de vie. Comme toute zone littorale, les eaux y sont calmes et peu profondes, idéales pour y accueillir les nurseries de poissons. C’est cet objectif d’accueil de biodiversité qui motive l’évolution de la certification “Port Propre” vers une nouvelle mouture AFAQ Ports Propres Actifs en biodiversité pour lutter pour la préservation des milieux aquatiques et le développement durable des activités littorales et maritimes.

La certification Ports Propres Actifs en biodiversité complète le dispositif et reconnait les ports engagés dans des actions concrètes envers la protection et la restauration de la faune et la flore du littorale.

(1) PORTS PROPRES – CWA 16387 est la première démarche de Gestion Environnementale Portuaire à destination des ports de plaisance, certifié AFAQ AFNOR.

En savoir plus :

CAP SUR … les ports de plaisance  : https://docs.wixstatic.com/ugd/dd2961_a3987763de4046979e3e8b80faff1607.pdf


Erosion, thématique de saison !

Dans le cadre d’un projet franco-italien contre l’érosion littorale, le projet MAREGOT (1), la ville de Grimaud a accueilli, le 18 octobre dernier, une rencontre sur le thème de l’“Erosion côtière, des solutions fondées sur la nature”,  sous la houlette du Conservatoire du Littoral.

Devant une salle pleine, les experts se sont succédés toute la journée à la tribune : Patrick Bazin du Conservatoire (en français), Ilaria Fasce pour le projet Maregot (en italien), ainsi que des représentants de l’UICN, de la DREAL, du CEREMA, du BRGM, de l’ONF (2)…  pour dresser un état du littoral et présenter des exemples de gestion douce : restauration écologique, renaturation, recul stratégique…

“Travailler avec” et non “lutter contre” la nature.

Ces méthodes de gestion basées sur un partenariat avec la nature sont dans la ligne directe de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte qui préconise notamment la relocalisation et l’innovation en matière de génie écologique. Elle s’accompagne d’un programme d’actions de stratégies locales “pour adapter les territoires aux évolutions du littoral”. Elle marque une rupture avec l’hégémonie de l’infrastructure de défense “en dur” dont le bilan est très mitigé.

L’érosion est un phénomène naturel et la mobilité un fonctionnement normal des côtes, en particulier les côtes sableuses qui obéissent à un cycle alternatif d’érosion/accrétion. Pour les côtes rocheuses, c’est un peu différent, le rythme d’évolution est plus lent, parfois brutal, mais surtout irréversible. Et on se rend compte aujourd’hui que s’y opposer coûte très cher pour un résultat parfois contre-productif.

Ni bonne ni mauvaise

L’érosion n’est pas négative en soi. C’est un phénomène mécanique et physico-chimique de la matière. Comme le rappelle le Parc National des Calanques dans son plan paysager : sans l’érosion, les calanques n’existeraient pas !

Les plages, les criques, les falaises ont mis des milliers d’années à se façonner ainsi. Le processus évolutif du trait de côte enlève de la matière là, en rajoute ici ; la nature s’adapte, se déplace, se réinvente au fur et à mesure des tempêtes et des aléas. Les paysages que nous connaissons changent au fil du temps, un temps qui prend son temps. Sauf qu’aujourd’hui, ce temps géologique est accéléré par d’autres facteurs (urbanisation, changement climatique…), et l’érosion s’intensifie, parfois brutale. Il vaut mieux ne pas être là quand une falaise s’effondre ! Or justement, de plus en plus nous y sommes… C’est seulement lorsqu’il y a un enjeu en présence que l’on peut parler de risque.

Anticiper ce processus et s’adapter. Cette intelligence (au sens propre de inter ligere l’aptitude à s’adapter à une situation, à choisir en fonction des circonstances” d’après le Petit Larousse illustré) manque à nos sociétés rigides. Le temps n’est pas notre allié et nos ouvrages présomptueux s’offusquent de cette confrontation.

“Il s’agit d’un changement d’approche qui met en jeu une autre vision des choses que celle à laquelle nous sommes habitués.”  P Bazin

Aujourd’hui bravant les éléments après les avoir contrariés, nos villes sont désormais fixées sur un linéaire littoral incertain. La latence de l’échelle du temps nous donne l’illusion de la maîtrise et de la sécurité. La toute puissance dogmatique du béton amplifie cette illusion. En arrière-plan, l’érosion ronge.

En jeu, ce sont alors la sécurité des personnes et l’avenir des activités implantées près du bord côtier.

Le Projet Adapto

Depuis 2012, le Conservatoire du Littoral a participé activement aux travaux de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. Ayant vocation de propriétaire foncier littoral, le Conservatoire est particulièrement concerné puisque 20% de son territoire est menacé par l’érosion ou la submersion !

En 2015, il lance Adapto pour une phase d’expérimentation des principes d’actions développés en amont, où il promeut des stratégies innovantes de gestion souple du trait de côte, comme dans la baie de Lancieux (Côtes d’Armor) : http://www.set-revue.fr/focus-le-programme-adapto-et-les-premieres-reflexions-menees-sur-le-site-de-la-baie-de-lancieux

“Préserver et valoriser les espaces naturels littoraux constitue une solution efficace et peu coûteuse pour atténuer les effets du changement climatique et s’y adapter.”

Le changement climatique change la donne d’un phénomène déjà prégnant. L’érosion est une réalité physique qu’il faut prendre en compte et ceci le plus tôt possible. L’adaptation est urgente. Les experts ont fait leur part. Il est temps maintenant pour les élus d’agir.

Un exemple d’adaption à Bandol avec le retrait programmé du sentier littoral du Capelan, amorcé en Hiver 2017…

(1) Projet MAREGOT : MAnagement des Risques d’Erosion côtière et actions de GOuvernance Transfontalières (France-Italie)

(2) Glossaire :
UICN : L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est une union de Membres composée de gouvernements et d’organisations de la société civile –
https://uicn.fr/
DREAL : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement – http://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/
CEREMA : Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement est un établissement public d’expertise
pour le développement et la cohésion des territoires –  https://www.cerema.fr/fr
BRGM : Bureau de Recherches Géologiques et Minières – http://www.brgm.fr/
ONF :


Maux de pluie

La pluie tombe du ciel et fait grandir les ruisseaux. Les grenouilles adorent. Les citadins beaucoup moins. Allez savoir pourquoi ?

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Où est passé le sable ?

Le sable est parti.

Dans la baie de Bandol, la plage du Lido s’est tellement amaigrie qu’elle semble aujourd’hui à peine pouvoir accueillir la structure du Mantra, le restaurant démontable que la grue vient déposer chaque nouvelle saison, depuis la destruction de l’ancien établissement emblématique Le Lido. Là, la terrasse en bois a presque les pieds dans l’eau, que contournent surfeurs et promeneurs.

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Nouvelle loi Littoral : quel changement à Bandol ?

Le texte définitif sera voté définitivement demain lundi, 13 février.

La proposition de loi portant adaptation des territoires littoraux au changement climatique a poursuivi ses aller-retours entre le Sénat, la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire et le Sénat. Les enjeux sont importants pour le pays et les régions, surtout en PACA. Ici, le territoire est pris en otage entre le changement climatique qui se fait de plus en plus impactant, et une pression immobilière qui impose sa propre loi.

Concrètement ça changera quoi à Bandol ?

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Le changement climatique chez nous

Le bassin méditerranéen est une des zones de notre planète les plus exposées au changement climatique.

Une nouvelle étude scientifique présentée à la COP22, un ouvrage de synthèse collectif, effectue un focus sur le contexte particulier de la Méditerranée et annonce des chiffres alarmants.

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